lundi 11 juillet 2011

TESTE POUR VOUS : LES REPAS TRIANGULAIRES

Non, c'est un blague. ;o) C'est juste parce que je me disais que tout ce que j'avais mangé aujourd'hui était triangulaire ! A midi, des tartines toutes faites comme on en trouve chez nous mais fourrées à d'autres goûts. Et pour souper, c'était onigiri party : voir au bas de la photo de mon repas d'hier soir (aujourd'hui j'avais trop faim après toute cette marche : pas le temps pour les photos). L'onigiri est une boulette de riz généralement de forme triangulaire et souvent enveloppée d'une feuille d'algue nori (la même algue que pour les makis, aussi sur ma photo du souper d'hier). Véritables sandwichs de riz, ils peuvent être fourrés de divers ingrédients, du poisson notamment. Ah oui, j'oubliais : tout ça était très bon, au cas où vous vous poseriez la question...

DU COTE DU PALAIS IMPERIAL : PARC HIBIYA ET ARCHITECTURE

Mes petites pattes commençaient à flancher mais j'ai tenu bon jusqu'au Parc Hibiya, le plus vieux de style occidental du Japon (il date de 1903, avant un terrain d'entraînement militaire occupait cet espace). Et il en valait vraiment la peine. La preuve en quelques photos :



















Enfin, comme je n'en avais pas encore assez vu aujourd'hui, avant de reprendre la ligne Yamanote de l'arrêt Tokyo à l'arrêt Otsuka, j'ai fait un petit détour par quelques immeubles à l'architecture particulière. Ainsi, le Tokyo International Forum, qui abrite cafés, restaurants et hall d'exposition ou de concert, a été conçu par Rafael Viñoly en 1996 tel un bateau de 60 mètres de haut à la coque de verre et traversé de passerelles.

DU COTE DU PALAIS IMPERIAL : HIE-JINJA ET SES SINGES GARDIENS

Petit détour, toujours dans le quartier impérial, pour trouver le temple Hie-Jinja. Ils sont généralement bien cachés entre les buildings dans cette ville et l'entrée n'est pas toujours évidente à dénicher. Après avoir situé l'accès à ce site - visiblement pas touristique vu qu'aucune indication n'est disponible en anglais - et grimpé les marches, je me trouve enfin dans ce temple shintoïste paisible et coloré. Il a été établi en hauteur au XVIIe siècle pour protéger spirituellement le château shogun. Un couple de singe en est le gardien, chacun de part et d'autre de l'entrée. A gauche, la statue d'une guenon berçant son petit est vénérée par les femmes enceintes. (Naalia, ce billet est pour toi et pour la petite soeur de mon adorable filleule qui naîtra dans quelques semaines)

DU COTE DU PALAIS IMPERIAL : REMPARTS, PARLEMENT... ET PALAIS

Après avoir arpenté le côté Est hier (si si, le Jardin de l'Est est de ce côté-là), je reprends mon tour du quartier impérial à partir du Nord dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre. Je fais un petit crochet dans les agréables sentiers ombragés du Parc Kitanomaru avant de poursuivre mon chemin le long des remparts où des policiers patrouillent à vélo. On ne le voit pas sur la photo mais il y a bien de l'eau entre la haie et le mur.

















Ma balade m'amène à croiser le Théâtre National mais aussi la Cour Suprême (il y avait tellement de gardes qui n'avaient pas l'air de rire que je n'ai pas osé prendre de photos). Un peu plus loin, je découvre le toit pyramidal en granit de Kokkai Gijido, c'est-à-dire la Diète Nationale. Non, ils ne sont pas tous au régime. La Diète, c'est le mot utilisé en langue française pour désigner le Parlement dans les pays où la Constitution est inspirée du modèle allemand, ce qui est le cas pour la Constitution Meiji (je l'apprends en même temps que vous, rassurez-vous). Ce bâtiment de la Diète Nationale - où siègent la Chambre des Représentants dans l'aile gauche et la Chambre des Conseillers dans l'aile droite - date de 1936 et fait 65 mètres de haut.

















Je continue mon tour en passant par un temple (Hie-Jinja) au Sud-Ouest et un parc (Hibiya) au Sud - qui feront tous les deux l'objet de billets séparés - avant de tomber au Sud-Est sur un grand pas comique à cheval (Kusunoki Masashige de son petit nom) et... sur le Palais Impérial ! Enfin, c'est un petit bout qu'on aperçoit en allant admirer le Pont Nijubashi, un pont en pierre datant de 1888, et c'est à contre-jour mais on ne peut en voir plus de toute façon.

dimanche 10 juillet 2011

DU COTE DU PALAIS IMPERIAL : PARC HIGASHI ET ART MODERNE

La devise de l'Empereur doit être "Pour vivre heureux, vivons cachés". En tout cas, il a bien réussi son coup... (mais je le savais, rassurez-vous, j'allais juste dans ce coin-là pour me balader dans ses jardins). Le coeur géographique de Tokyo ressemble en effet à ce qu'on peut voir sur le plan ci-dessous : un immense parc dans lequel se cache le palais impérial (reconstruit en 1968), des remparts du XVIe siècle autour avec quelques portes très bien gardées, des douves pour cerner le tout et puis la ville. On peut faire une grande balade circulaire sur le chemin qui délimite cette zone - ce que j'ai fait en deux jours car il faisait vraiment trop chaud pour tout faire d'un coup - et visiter le Jardin de l'Est (Higashi Parc). C'est l'unique partie ouverte au public (de 9h à 16h) et elle est très surveillée, comme vous pouvez l'imaginer.


















Je passe donc une des portes sous les yeux scrutateurs de la police (ou la garde impériale ?) afin de me promener dans ce Jardin de l'Est. A l'intérieur des remparts, on peut découvrir d'autres murailles. Il s'agit des ruines de l'ancien Château Edo du XVIIe siècle : l'imprenable forteresse des shoguns de 1619 à 1868. C'est également un lieu fort intéressant pour les botanistes car le parc est riche de 250000 espèces d'arbres venues de tout le Japon. En son milieu, on trouve le Ninomaru, un magnifique jardin japonais dessiné en 1630 qui doit être encore plus beau quand ses iris sont en fleurs.


 





























Vous aurez remarqué au passage que j'ai adopté la mode japonaise du parapluie 2 en 1 qui fait aussi ombrelle pour contrer les attaques du soleil tapant. Après cette belle promenade, je repasse une porte et un pont en direction du MOMAT (oui, quasi comme le MOMA à New York), c'est-à-dire le "National Museum of Modern Art" de Tokyo. C'est le bâtiment dont on voit un morceau de sculpture orange sur la photo prise depuis le pont. J'avais envie de le voir à la base et j'étais encore plus motivée depuis que j'avais vu dans un autre musée la publicité pour l'exposition temporaire "Paul Klee, Art in the Making - 1883-1940" qui s'achève fin juillet. Comme je m'y attendais, c'était abstrait et coloré : bref, j'ai adoré ! (pour ceux qui ne voient pas à quoi ça ressemble, tapez son nom dans la section "images" d'un moteur de recherche)

samedi 9 juillet 2011

UN PETIT BONOBO PRENOMME SAKE

Ceux qui me connaissent savent que je suis passionnée de primatologie depuis un bout de temps et que je m'intéresse surtout aux bonobos (jusqu'à réaliser un exposé sur eux en néerlandais au cours il y a quelques années, c'est vous dire !). Ca faisait longtemps que je voulais soutenir le sanctuaire Lola Ya Bonobo (Le Paradis des Bonobos : cliquez ici pour découvrir leur site) créé par Claudine André (que j'ai eu l'occasion de rencontrer il y a quelques mois), une Belge installée au Congo : "La vente et la détention des bonobos sont illégales. Sans un sanctuaire où recueillir les bébés bonobos - rendus orphelins lorsque leurs mamans sont tuées pour leur viande et confisqués par les inspecteurs de l’environnement alors que les braconniers essayent de les vendre comme animaux de compagnie - il serait impossible de faire respecter cette loi." Mais il faut faire (re)vivre ces petits pensionnaires confiés par le ministère de l’environnement congolais après leur saisie auprès de trafiquants (ainsi que tous ceux qui s'en occupent) et les prendre en charge psychologiquement après ces traumatismes avant qu'ils ne puissent être réintroduits dans des groupes d'adolescents (vers 5-6 ans) et d'adultes. Pour aider cette courageuse équipe qui développe aussi un projet pédagogique, il est possible de parrainer un petit bonobo. Ce que je souhaitais faire depuis longtemps. Et puis mes 30 ans et le voyage au Japon sont arrivés et c'est tout logiquement que j'ai choisi d'adopter... la petite SAKE ! Mon certificat de parrainage m'est arrivé ce samedi, justement après la soirée saké. Si ce n'est pas un signe...

SOIREE COLOREE AVEC MON BRETON NIPPON

Ce samedi en fin d'après-midi, j'ai retrouvé Nicolas, un ami originaire de Bretagne et installé depuis longtemps à Tokyo où il a ouvert une école de français. Nous nous sommes baladés dans Harajuku et avons notamment visité la galerie d'art Design Festa... située juste à côté de mon resto d'okonomi-yaki de la veille (le monde est petit !).
















Notre promenade dans les petites et grandes rues du quartier nous a amenés jusqu'à Shibuya (vous vous souvenez, le quartier animé avec le chien Hachiko et le carrefour énorme ?). Après avoir mangé de bons sushis confectionnés juste sous nos yeux, nous avons repris notre marche dans "Shibuya by night". Dans une des ruelles étroites remplies de mini bars (à peine 5 ou 6 places dedans), un vieux Japonais qui avait envie de parler français nous a fait entrer et nous avons fini la soirée au saké. Belle soirée, merci Nico ! :o)




















OMOTE-SANDO, LES "CHAMPS-ELYSEES DE TOKYO"

Petit tour à Omote-Sando (métro Harajuku) pour descendre ce qu'on appelle ici les "Champs-Elysées de Tokyo" : un boulevard bordé d'arbres qui aligne vitrines de magasins chics et vitrines de haute couture. Je n'y allais pas pour faire du shopping mais surtout pour l'architecture audacieuse de certains immeubles tel le bâtiment Chanel (Peter Marino, 2004). A noter sur la dernière photo la boutique Prada (Herzog et de Meuron, 2003) et sa façade de verres-loupes trapézoïdaux imitant le matelassé de certains vêtements ou sacs.




















vendredi 8 juillet 2011

TESTE POUR VOUS : LA NUIT AU KARAOKE

Le karaoké ici, c'est culte. Ceux qui ont entre autres vu "Lost in translation" de Sofia Coppola le savent. Nous avions donc rendez-vous ce vendredi avec des Japonais rencontrés au repas de lundi soir et avec des Français - clin d'oeil à Sarah et Kevin, les stagiaires d'Autrement le Japon, qui rentrent en France ce lundi - pour tenter l'expérience. Etape n° 1 : payer la nuit (de 23h à 5h) environ 25 euros, ce qui n'est pas excessif vu que les boissons sont à volonté. Seule la nourriture commandée - frites et pizza après minuit pour nous parce chanter ça creuse - est facturée en plus. Etape n° 2 : investir sa "Karaoke Room" et commander les premières boissons (tout se fait par téléphone).

















Etape n° 3 : choisir dans d'énormes annuaires les chansons qui nous plaisent et les sélectionner via un petit boîtier afin de les envoyer à la machine. Etape n° 4 : tamiser la lumière et se lancer au micro. Etape n° 5 : les autres attrapent des instruments pour battre le rythme et soutenir le(s) chanteur(s).
















Et puis alterner les chansons en japonais et en anglais (et même certaines en français) pour que tout le monde s'y retrouve. J'ai évité le cliché "Tombe la neige" d'Adamo mais j'ai proposé de magnifiques (!) interprétations de "Aux champs Elysées", de "Dancing Queen" (spéciale dédicace pour Mai... hi hi hi) et de "All by myself". Ainsi qu'une chorégraphie très inspirée pour encourager ceux qui chantaient Y.M.C.A. Bref, une excellente soirée complètement délirante où on a bien ri !