"Vu du ciel", j'exagère un peu mais - après avoir dévalisé en documentation (en anglais toujours) l'Office du Tourisme situé au rez-de-chaussée - nous sommes quand même montés au 45e étage du Tokyo Metropolitan Government. Cet observatoire proposé gratuitement par la mairie offre une vue à 360° de la ville. Pas de commentaires particuliers sinon que je suis contente de l'avoir fait parce que j'avais envie d'avoir une vue d'ensemble de cette cité cosmopolite et que j'ai été plutôt impressionnée. Voici quelques photos (si vous ne l'aviez pas encore remarqué, vous pouvez cliquer sur chaque photo de ce blog pour la voir en plus grand).
Ce blog permet de suivre mes aventures au Japon au fil des saisons (et notamment les étapes de la randonnée autour de l'île de Shikoku). Vous partez ainsi avec moi à la découverte du pays à travers mes visites historiques et culturelles, balades en ville et dans la nature, lectures diverses et dégustations de mets... A bientôt ! Céline [Belgique]
N.B. : Descendez en bas de page pour consulter les archives par ordre chronologique (sélectionnez une date) ou par thème (choisissez un mot clé).
jeudi 7 juillet 2011
SHINJUKU, UN AUTRE COEUR PALPITANT DE TOKYO
Nous reprenons la ligne Yamanote en direction de Shinjuku (tiens, on est dans le bon sens par rapport à la chanson : c'est le moment de la réécouter), où Julien et Aurélien nous attendent au pied de l'immeuble du Studia Alta après leur cours de japonais du matin. C'est un autre haut lieu de vie (diurne et nocturne), une forêt de buildings où s'engouffrent chaque matin plusieurs centaines de milliers de salarymen et office ladies comme on les appelle ici. C'est aussi de nouveau un festival de magasins et d'enseignes publicitaires.
Pourtant, en se glissant entre deux immeubles de ce quartier frénétique, on peut rejoindre Hanazono Jinja, un sanctuaire shintoïste fondé au XVIe siècle où l'on vient prier le dieu des bonnes affaires (c'était annoncé par mon bouquin comme "un petit havre de sérénité" : il y avait des travaux bruyants dans le coin donc ce n'était pas vraiment ça mais j'ai compris l'idée).
A deux pas de là, un autre endroit insolite : le Golden Gaï. Des ruelles de plus en plus étroites au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans cette partie de Shinjuku nous font découvrir les façades d'une série de bars minuscules où seuls les habitués ont leurs entrées.
Nouvelle balade au milieu des buildings - dont certains cachent des trésors comme l'immeuble Sompo Japan qui abrite Les Tournesols de Van Gogh (tableau acheté par une compagnie d'assurance qui le conserve dans un coffre-fort thermique) - afin de rejoindre celui du Tokyo Metropolitan Government. Cette mairie, que vous pouvez voir sur la dernière photo, fut conçue en 1991 par l'architecte Kenzo Tange dont je vous parlais hier à propos du gymnase olympique. Sa silhouette s'inspire de la Cathédrale Notre-Dame de Paris (sans blague !) alors que sa structure de granit gris évoque les circuits d'une puce électronique. Nous sommes montés au 45e étage d'une des deux tours afin d'observer Tokyo d'en haut. Ceci fera l'objet de mon "Testé pour vous" suivant.
UENO : UN ZOO OU LA VIE EST DURE
Notre fière équipe d'aventuriers étant un peu décimée par quelques âmes fatiguées ce matin et le temps étant couvert (mais même si le soleil ne tape pas, il fait très lourd), les deux derniers rescapés décident de se lancer dans la visite qu'ils étaient les seuls à vouloir faire : le zoo de Ueno. C'est le plus vieux du Japon (1882) et le prix est dérisoire (environ 6 euros) alors on ne s'attendait pas à quelque chose d'exceptionnel. Nous avons donc été bien surpris de tomber nez à nez avec 2600 animaux de 464 espèces différentes ! Bon, je ne suis pas sûre qu'on les a vraiment tous vus mais, en allant assez vite, ça nous a quand même pris une demi-journée.
Je vous passe toutes les photos que j'ai réalisées - ce n'est pas le blog de Trente millions d'amis ! - mais je vous montre les pandas géants, les deux stars du zoo qui montrent très bien l'exemple aux autres animaux, l'un écroulé par cette chaleur et l'autre dégustant son repas : tranquille la vie...
Une faune sympathique mais une flore également très belle, notamment ce lac recouvert de lotus avec des fleurs magnifiques.
Enfin, juste en clin d'oeil, des entrées de toilettes qui auraient plu à maman qui adorait les éléphants et les collectionnait.
Je vous passe toutes les photos que j'ai réalisées - ce n'est pas le blog de Trente millions d'amis ! - mais je vous montre les pandas géants, les deux stars du zoo qui montrent très bien l'exemple aux autres animaux, l'un écroulé par cette chaleur et l'autre dégustant son repas : tranquille la vie...
Une faune sympathique mais une flore également très belle, notamment ce lac recouvert de lotus avec des fleurs magnifiques.
Enfin, juste en clin d'oeil, des entrées de toilettes qui auraient plu à maman qui adorait les éléphants et les collectionnait.
mercredi 6 juillet 2011
TESTE POUR VOUS : GYOZAS, SUSHIS, ETC.
Comment ça je triche parce qu'en fait je connaissais déjà et que je ne peux donc pas "tester pour vous" ? Mais non, c'était en Belgique. Il faut bien que je teste le vrai goût japonais des mets. Pour vérifier, comparer, garder un esprit critique sur les saveurs de la vie... ;o) Bon, ok, j'exagère un peu. Mais certains râleurs vont encore trouver que je parle beaucoup de nourriture. C'est juste que François de La Rochefoucauld a dit que "Le bonheur est toujours à la portée de celui qui sait le goûter" et que je m'y emploie méthodiquement.
Verdict de cette dégustation : les makis l'emportent haut la main tandis que les sushis défendent très bien leur place (sauf le calamar mais c'est personnel ; je déteste les encornets aussi) alors que le long poisson non identifié n'est pas obligé de se retrouver à nouveau dans mon assortiment.
Verdict de cette dégustation : les nouilles froides n'eurent pas vraiment le temps de séjourner dans mon assiette vu qu'elles étaient déjà quasi englouties quand les gyozas furent servis. Ces délicieux raviolis d'origine chinoise (sauf que là-bas ils sont souvent cuits à la vapeur alors qu'au Japon ils sont frits) préparés quasi sous nos yeux par le chef tombèrent à point pour terminer ce repas bienvenu après une matinée de marche. A noter que la découpe irrégulière (des lamelles de jambon, de concombre, etc.) est essentielle afin de montrer à son hôte qu'on a pris le temps de lui préparer son repas de manière artisanale et non vite fait avec des machines industrielles. Vous remarquerez par ailleurs (sur la première photo de cette série) la machine qui est située avant l'entrée du restaurant : on insère son argent, on appuie sur les boutons qui correspondent à notre choix et on remet le ticket qui en sort au chef au moment où il nous accueille et nous installe.
Enfin, vous découvrez ci-dessus les photos d'un plateau de midi à base de poulet, de riz et de légumes. Et ci-dessous la preuve que je n'oublie pas l'apéro... ;o) (oui il y a des dessins de petits animaux sur les saucisses ; et oui il y a un intrus sur la table)
BAIN DE FOULE ET RETOUR EN ENFANCE A SHIBUYA
A peine sortis de la gare, nous tombons sur le fameux et énorme carrefour "Shibuya Crossing" (notamment immortalisé dans le film "Lost in translation" de Sofia Coppola) avec ses diagonales de piétons, sa foule dense et décidée, ses publicités géantes (en version lumineuse ou papier), ses néons... Nous nous engageons dans le coeur du quartier et nous nous baladons dans ces rues où se mélangent magasins et restaurants de toutes tailles mais aussi établissements de jeux où hurlent les machines à sous et à pinces, les tables électroniques diverses (poker, mahjong...), les jeux vidéos pour jeunes, vieux, filles, garçons et poissons rouges, les photomatons où on peut personnaliser ses créations par des mots doux et des dessins après la prise du cliché sur le fond choisi), etc.
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Après un bon bain de lumières, de bruits et de couleurs, nous nous échappons de la foule grouillante et remontons vers le nord en direction du Parc Yoyogi (qui n'est pas notre objectif du jour vu qu'on sait déjà qu'on y passera un dimanche pour un pique-nique franco-japonais). Nous longeons l'imposant bâtiment de la NHK (la radiotélévision nationale japonaise) et continuons notre chemin à la recherche du gymnase de Yoyogi construit pour les J.O. de 1964 par l'architecte Kenzo Tange (le même qui a conçu la Mairie de Tokyo dont je vous parlerai demain). On tombe bien sur une construction particulière mais ça ressemble plutôt à un énorme chapiteau et, quand je vois flotter en son sommet un drapeau canadien, je plaisante en disant aux autres que ça me fait penser au Cirque du Soleil... pour constater deux minutes plus tard que c'est bien le cas ! Par ailleurs, on a quand même fini par trouver l'original gymnase olympique réalisé en deux parties réconciliant la tradition japonaise et l'avant-garde de l'époque.
La minute culturelle et architecturale terminée, nous effectuons un petit tour à Kiddy Land, un des plus grands magasins de jouets de Tokyo. Sur plusieurs étages, de multiples rayons proposent des produits dérivés à n'en plus finir : des héros de mangas à Star Wars et Bob l'éponge en passant par Monchhichi et... les Smurfs alias les Schtroumpfs ! (Note pour papa : essaye de ne plus casser de vaisselle à la maison, les "bêtes" tasses Schtroumpfs qu'on a dû avoir avec du produit à lessiver valent ici une petite fortune : il y a des affaires à développer)
HACHIKO, LE CHIEN LE PLUS CELEBRE DU JAPON
A la sortie de Shibuya, une des plus grosses gares de Tokyo, une statue rend hommage à Hachiko, le chien le plus célèbre du Japon depuis les années 1920.
Il accompagnait son maître professeur d'université tous les matins à cette station et venait l'y attendre au même endroit tous les soirs. Un jour, le professeur mourut inopinément mais Hachiko continua à venir attendre son maître tous les soirs jusqu'à sa propre mort en 1935, soit durant 7 ans ! A son décès, son histoire se propagea et une statue lui fut érigée. Celle-ci fut fondue plus tard pour les besoins de la guerre mais on en replaça une nouvelle dès 1948.
Progressivement, cet emblème de la fidélité canine fut adopté par de nombreux habitants de Tokyo comme lieu de rendez-vous dans ce quartier. Si bien que, certains soirs, il y a tellement de monde aux alentours qu'il est impossible de trouver ce point de ralliement si on ne le connaît pas !
Un récit touchant qui valait bien la peine d'aller lui faire un petit coucou (et tant que j'y étais je l'ai touché vu que ça porte bonheur).
Il accompagnait son maître professeur d'université tous les matins à cette station et venait l'y attendre au même endroit tous les soirs. Un jour, le professeur mourut inopinément mais Hachiko continua à venir attendre son maître tous les soirs jusqu'à sa propre mort en 1935, soit durant 7 ans ! A son décès, son histoire se propagea et une statue lui fut érigée. Celle-ci fut fondue plus tard pour les besoins de la guerre mais on en replaça une nouvelle dès 1948.
Progressivement, cet emblème de la fidélité canine fut adopté par de nombreux habitants de Tokyo comme lieu de rendez-vous dans ce quartier. Si bien que, certains soirs, il y a tellement de monde aux alentours qu'il est impossible de trouver ce point de ralliement si on ne le connaît pas !
Un récit touchant qui valait bien la peine d'aller lui faire un petit coucou (et tant que j'y étais je l'ai touché vu que ça porte bonheur).
mardi 5 juillet 2011
TESTE POUR VOUS : LES GLACES AU JAPON (1)
Oui, je suis sûre que vous avez de suite remarqué le (1) au bout du titre. Parce que vous pensiez vraiment que je n'allais goûter qu'une seule glace en trois semaines au Japon et par cette chaleur ?
Ce n'est pas ma faute d'abord : il y a des glaces géantes et colorées qui me provoquent un peu partout sur mon chemin...
La première glace fut donc celle dans la pâte à choux lors du repas (belgo-)franco-japonais du lundi 4. La suivante me prit en traître le mardi 5 sur le Mont Takao en plein sanctuaire bouddhiste par plus de trente degrés - c'est permis une telle provocation ? - et je ne pus que céder à cette glace... aux raisins ! Nous fûmes moyennement convaincus, il faudra en essayer d'autres. ;o)
ESCAPADE D'UNE JOURNEE AU MONT TAKAO
Notre guide du jour Kenji vient nous chercher à notre station de métro Otsuka (un luxe que l'on doit au fait d'être un petit groupe : on ne doit pas rejoindre un point central dans Tokyo afin de partir, c'est le guide qui vient à nous vu qu'on est tous dans le même quartier) et on prend le métro puis le train pendant 1h30 vers l'ouest pour atteindre le pied du Mont Takao.
Après un petit point sur le trajet à parcourir, une recharge en biscuits et en eau ainsi que quelques coups de spray anti-bestioles tropicales (ça pique surtout les Belges et en particulier celles qui ont le sang sucré par le nombre de fruits dévorés, ce qui explique mon long pantalon malgré la chaleur), nous nous mettons en route. Pour la première partie de l'ascension, nous prenons des télésièges. Une légère différence avec ceux que nous connaissons en Europe sur les pistes de ski alpin : on n'est pas du tout attaché ici ! (avec le recul, j'en ai encore un petit frisson)
La marche commence alors sérieusement. On croise beaucoup de statues dans ce sanctuaire mais aussi de drôles de bêtes comme cet octopus (devant le "hêtre octopus" : observez ses racines et vous comprendrez son nom) ou encore d'énormes chenilles de la taille d'un briquet qui tombaient des arbres et que j'avais peur de prendre sur la tête.
La nature est vraiment belle sur ce Mont Takao et l'ascension se poursuit au gré des explications et anecdotes racontées par Kenji. Ce croisement est la séparation des chemins entre les hommes qui prennent l'escalier à gauche et les femmes qui prennent la voie de droite plus longue mais moins raide. N'étant pas persuadée qu'il est plus facile de monter longtemps moins fort plutôt qu'une bonne fois d'un coup, j'ai pris les marches avec les hommes pour monter... et on a tous pris le chemin des femmes lors de la descente. La photo de droite - que j'appelle "la muraille du Japon" - est constituée des noms des généreuses personnes qui ont effectué des dons afin de préserver le site et de (re)planter des cèdres.
Les sentiers du Mont Takao mènent au sanctuaire bouddhiste dédié notamment au Tengu, figure mythique au long nez qui a maîtrisé ses désirs et symbolise une vie ascétique (j'avoue n'y être pas vraiment arrivée malgré le fait que j'avais purifié mes mains à l'entrée : j'ai craqué au stand de glaces pas très loin ! Hum hum... Mais je ne suis pas la seule, sans vouloir dénoncer... presque toute l'équipe qui pose ici devant un des temples ! hi hi hi)
Arrivés au sommet à 599,03 mètres (et pas à 600 mètres comme Kenji a essayé de nous le faire croire), nous découvrons de nouveau une très belle vue : le Mont Takao se trouve à la limite entre les régions subtropicale et tempérée du Japon, si bien que les végétations des deux types se mélangent dans sa forêt. Par contre, la brume bouche la vue au loin et le Mont Fuji se cache... Dommage. Je pose avec un dieu du nettoyage (ce n'est pas une blague) et puis - c'est bien connu - après l'effort le réconfort : nous dégustons un plat de udon, des nouilles de blé qui peuvent se manger froides ou chaudes. La journée se termine naturellement par la descente à pied puis en funiculaire (pour la partie qu'on avait faite en télésièges en montant) et par le retour à Tokyo en train... où tous les aventuriers se sont endormis.
Après un petit point sur le trajet à parcourir, une recharge en biscuits et en eau ainsi que quelques coups de spray anti-bestioles tropicales (ça pique surtout les Belges et en particulier celles qui ont le sang sucré par le nombre de fruits dévorés, ce qui explique mon long pantalon malgré la chaleur), nous nous mettons en route. Pour la première partie de l'ascension, nous prenons des télésièges. Une légère différence avec ceux que nous connaissons en Europe sur les pistes de ski alpin : on n'est pas du tout attaché ici ! (avec le recul, j'en ai encore un petit frisson)
La marche commence alors sérieusement. On croise beaucoup de statues dans ce sanctuaire mais aussi de drôles de bêtes comme cet octopus (devant le "hêtre octopus" : observez ses racines et vous comprendrez son nom) ou encore d'énormes chenilles de la taille d'un briquet qui tombaient des arbres et que j'avais peur de prendre sur la tête.
La nature est vraiment belle sur ce Mont Takao et l'ascension se poursuit au gré des explications et anecdotes racontées par Kenji. Ce croisement est la séparation des chemins entre les hommes qui prennent l'escalier à gauche et les femmes qui prennent la voie de droite plus longue mais moins raide. N'étant pas persuadée qu'il est plus facile de monter longtemps moins fort plutôt qu'une bonne fois d'un coup, j'ai pris les marches avec les hommes pour monter... et on a tous pris le chemin des femmes lors de la descente. La photo de droite - que j'appelle "la muraille du Japon" - est constituée des noms des généreuses personnes qui ont effectué des dons afin de préserver le site et de (re)planter des cèdres.
Les sentiers du Mont Takao mènent au sanctuaire bouddhiste dédié notamment au Tengu, figure mythique au long nez qui a maîtrisé ses désirs et symbolise une vie ascétique (j'avoue n'y être pas vraiment arrivée malgré le fait que j'avais purifié mes mains à l'entrée : j'ai craqué au stand de glaces pas très loin ! Hum hum... Mais je ne suis pas la seule, sans vouloir dénoncer... presque toute l'équipe qui pose ici devant un des temples ! hi hi hi)
Arrivés au sommet à 599,03 mètres (et pas à 600 mètres comme Kenji a essayé de nous le faire croire), nous découvrons de nouveau une très belle vue : le Mont Takao se trouve à la limite entre les régions subtropicale et tempérée du Japon, si bien que les végétations des deux types se mélangent dans sa forêt. Par contre, la brume bouche la vue au loin et le Mont Fuji se cache... Dommage. Je pose avec un dieu du nettoyage (ce n'est pas une blague) et puis - c'est bien connu - après l'effort le réconfort : nous dégustons un plat de udon, des nouilles de blé qui peuvent se manger froides ou chaudes. La journée se termine naturellement par la descente à pied puis en funiculaire (pour la partie qu'on avait faite en télésièges en montant) et par le retour à Tokyo en train... où tous les aventuriers se sont endormis.
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