samedi 10 mai 2014

SHIKOKU : DESCENTE DEPUIS LE TEMPLE N° 66

Il y a des moments dans la vie où il faut être réaliste : quand on voit le profil des élévations de notre parcours et qu'on sait qu'on a déjà un peu peiné dans la montée du n° 71, on doit admettre qu'il nous est impossible en un jour de grimper jusqu'au n° 66 et de continuer jusqu'au n° 70. Les retraités japonais qui logeaient avec nous au minshuku avaient ça sur leur programme mais nous n'avons ni leur résistance (physique et mentale), ni leur entraînement. 

Il y a bien un téléphérique mais il se trouve sur l'autre flan de la montagne. Quand Pierre-Alain interroge la famille Okada sur les possibilités qui existent pour nous aider sur une partie de l'ascension (bus, taxi...), le patriarche coupe court à la discussion en annonçant qu'il nous y emmènera à la première heure. Et nous voici donc tous les quatre entassés avec le papy (on ne connaît pas son âge mais il a sur son véhicule l'autocollant que les conducteurs de plus de 75 ans doivent coller) dans sa voiture qui emprunte les voies serpentant sur la montagne et nous dépose presque au sommet avant que sonne 7h du matin.


Avec Monsieur Okada, Christian et Frédéric
Monsieur Okada repart après nous avoir offert des onigiris (boulettes de riz améliorées) pour midi et nous terminons les quelques mètres qui nous restent à parcourir pour finalement atteindre sans souffrir le fameux Temple n° 66 : Unpen-ji. Et le cadeau que nous a fait cet homme en nous déposant là si tôt est double : non seulement nous avons atteint le sommet le plus haut du parcours sans y laisser un poumon mais en plus nous avons la chance de découvrir le site dans le plus grand calme car le téléphérique ne fonctionne pas encore et ceux qui parcourent l'île en auto ne se lèvent pas si tôt. Bref, c'est le sourire aux lèvres que nous entamons cette nouvelle journée ensoleillée sur les hauteurs de Shikoku.



Un temple visiblement consacré à l'aubergine...


Ce temple que l'on dit flotter dans les nuages vu son altitude (927 m) n'est pourtant pas le point culminant de la montagne : on peut monter sur cette statue qu'on aperçoit au-dessus de nous et atteindre les 1000 m.


Vue sur la vallée, du haut de la statue
Arrivée du téléphérique

Le temple vu du haut de la statue
Une magnifique variété d'arbres
Quand nous redescendons de la statue vers le temple, le bureau de calligraphie est ouvert et nous y passons avant d'entamer notre descente de plus de 9 km vers le Temple n° 67.





Cette descente d'un dénivelé d'environ 800 m - vu qu'on ne redescend pas jusqu'au niveau de la mer - est un vrai plaisir : le terrain est praticable, on distingue par endroits la vallée et la mer entre les branches et les azalées donnent ça et là des touches de rouge rosé dans le vert des arbres. Un des plus beaux moments de marche de Shikoku 4.









A suivre : dernière étape de Shikoku épisode 4 (du Temple n° 67 au Temple n° 70).

1 commentaire:

  1. Ainsi on se fait véhiculer en voiture ? Et offrir le lunch de midi en plus ! Ceci dit, les paysages font rêver ! Bonne fin de séjour. Paps

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