dimanche 17 juillet 2011

MEIJI-JINGU ET PIQUE-NIQUE AU PARC YOYOGI

C'est par une promenade au Parc Yoyogi que débute ce dimanche ensoleillé. Après un petit tour au sanctuaire Meiji-jingu (1920) voué à l'Empereur Meiji et à sa femme Shoken, nous nous rendons au jardin situé juste à côté (Meiji-jingu gyoen) où nous découvrons source, faune (tortues et carpes dans l'étang) et flore. Nous rencontrons des Japonais qui nous font partager l'objet de leur observation minutieuse - en nous prêtant même leur matériel - de l'autre côté de l'eau : un faucon.






















Nous retrouvons ensuite d'autres ALJistes et des habitants permanents de Tokyo pour le pique-nique franco-japonais (voir les 2 drapeaux dans les arbres avant que la police ne demande à l'organisateur de les retirer). Et nous quittons le Parc Yoyogi du côté d'Harajuku non sans nous être arrêtés un moment pour admirer les chorégraphies endiablées des fans de rockabilly et du style Grease.

















Par contre, nous n'avons pas vu de cosplay (costume playing, c'est-à-dire déguisements, souvent issus de l'univers des mangas) ce dimanche-là au Parc Yoyogi. J'ai appris par la suite que les adeptes délaissent progressivement ce lieu de rendez-vous historique pour plutôt se retrouver à des évènements ponctuels ailleurs dans Tokyo et échapper ainsi aux flashes des touristes.

samedi 16 juillet 2011

MITAMA MATSURI, LE FESTIVAL DES LANTERNES AU COEUR DE TOKYO

J'ai pris une bonne habitude depuis que je suis arrivée à Tokyo : retrouver mon ami Nico le Breton nippon tous les samedis soirs. Cette fois, c'est dans son quartier qu'il m'emmène au Mitama Matsuri, le festival des lanternes. Il a lieu au Yasukuni-jinja, un sanctuaire qui était déjà noir de monde à notre arrivée avant la tombée de la nuit. Nous progressons - à vitesse très limitée vu la foule - dans l'allée principale jusqu'en son centre où dansent des Japonais (c'est le bon-odori) au rythme d'un tambour, le taiko.


















Nous assistons aussi à une partie de concert un peu kitsch accompagné au synthétiseur : plutôt drôle et la musique n'est pas très japonaise... Pas de chars ici comme c'était le cas à Gion (Kyoto) mais toujours les échoppes de nourriture et de jeux, comme celui-ci où on gagne tous les petits poissons qu'on aura réussi à pêcher avant que l'épuisette en papier ne se disolve dans l'eau. Nous dégustons du yakisoba (nouilles sautées) et une crêpe (oui, je sais, pas japonais non plus).























Et nous nous baladons encore un peu au milieu des lumières avant de quitter cette foule joyeuse mais un peu fatiguante... Encore merci pour la soirée, Nico :o)


UNE BELLE RENCONTRE AVEC LA TOKYO THEATRE COMPANY KAZE

Matéi Visniec, un ami et auteur dramatique (cliquez ici pour visiter son site) qui compte pas mal d'ouvrages dans le catalogue de Lansman Editeur, m'avait dit de contacter la compagnie Kaze si j'en avais l'occasion quand j'étais à Tokyo. Il connaît cette équipe depuis un petit moment déjà, entre autres parce qu'elle a monté Nina, ou De la fragilité des mouettes empaillées mais également plusieurs autres pièces dont il est l'auteur. Je me suis donc rendue en train jusqu'à Higashi-Nakano où m'attendait la charmante Sayaka Ehara (qui parle anglais et qui m'a donc servi d'interprète avec la troupe japonaise). Elle pose ici devant l'affiche de Mère Courage et ses enfants de Brecht dont les représentations commenceront fin juillet.






















Sur les photos des spectacles montés cette année, on peut reconnaître Hamlet, Le Petit Prince ou encore Nina, la pièce de Matéi Visniec dont j'amenais justement des bouquins à la compagnie. Sur la première photo ci-dessous, je vous présente de gauche à droite : Fuminari Nagumo (metteur en scène), Mino Shibazaki (comédienne : Nina, c'est elle ; elle pose d'ailleurs sur la photo suivante avec le livre... et un t-shirt "Matéi Visniec" dont elle me montre l'inscription !), Taichi Yanase (lui aussi comédien, entre autres dans des pièces de Matéi), Sayaka Ehara (metteur en scène) et Yoshinari Asano (directeur artistique).


















Nous échangeons autour de thés/cafés et speculoos amenés pour l'occasion et je rencontre l'ensemble de la troupe et du staff technique en pleine préparation de la pièce de Brecht à venir. Tandis que l'équipe se remet au boulot, je pars manger avec les très sympathiques Mino Shibazaki et Sayaka Ehara qui m'emmènent chez Ito - un restaurant qu'apprécie Matéi, paraît-il - où un chef très impressionnant de dextérité prépare devant nous un excellent plat de viande hachée gratinée au four (appelé "bon bon" ?). Certains membres de la troupe s'envoleront la semaine prochaine vers le Festival d'Avignon où ils retrouveront Matéi Visniec et... mon père, comme ce fut déjà le cas en 2009 à Sibiu en Roumanie (voir le blog du Festival de Sibiu).






















J'ai passé un excellent moment à Higashi-Nakano. Un grand merci à toute la Tokyo Theatre Company Kaze (cliquez ici pour consultez la version anglaise de leur site) - et en particulier à Sayaka Ehara - pour l'accueil très chaleureux et la rencontre très intéressante ainsi que pour le bon moment au resto et les présents (de l'époque Edo et d'Hiroshima pour les gâteaux).

vendredi 15 juillet 2011

TESTE POUR VOUS : KYOTO VU DU CIEL

Après avoir bu un dernier verre avec Tadashi (un excellent guide que je remercie au passage et que je vous conseille par la même occasion si vous vous rendez dans ce coin : son site Japon sans Sushi), nous montons au sommet de la Kyoto Tower. Je l'avais prise en photo le premier jour sous un ciel nuageux mais il faisait bien plein soleil quand nous y sommes allés. La vue est très différente de ce que j'ai pu vous présenter dans Testé pour vous : Tokyo vu du ciel : les buildings sont moins hauts, la répartition des immeubles est moins dense et c'est plus vert.



















Et puis vint l'heure douloureuse : celle de quitter Kyoto. Ce fut bien trop court 4 jours ! Je reviendrai à coup sûr. En attendant, achat d'un pique-nique et hop dans le shinkansen qui file à toute vitesse vers Tokyo...

ARASHIYAMA : DU PONT POUR TRAVERSER LA LUNE AU DRAGON DANS LE CIEL

Après la belle et longue marche du matin dans Arashiyama, nous dévorons un plat de gyudon : bol de riz garni de lamelles de boeuf, d'oignon et d'un oeuf. De notre fenêtre dans ce restaurant au bord de l'eau, nous avons vue sur les groupes de touristes qui se font photographier devant le célèbre Togetsu-kyo, un nom qui signifie littéralement "pont pour traverser la lune" (la nuit, elle se reflète sur l'eau et on a l'impression de lui passer dessus). Et comme un brave petit mouton, je vais moi aussi me faire immortaliser devant la construction historique.


















Nous marchons un peu le long de la rivière Katsura avant de nous rendre au Tenryu-ji, le temple du dragon dans le ciel (qui doit son nom à une peinture sur le plafond d'un des bâtiments). Fondé au XIVe siècle par le shogun Takauji Ashikaga, il est devenu l'un des plus grands temples "zen" de Kyoto et son jardin de style "Muromachi" est très visité.


















Lors de notre promenade dans ce jardin, Tadashi nous montre une statue toute particulière : un encrier géant qui symbolise l'ampleur du travail réalisé pour peindre le dragon dans le ciel (du temple). Un monument où l'on vénère aussi l'art de la calligraphie et de l'écriture : un lieu hors du commun comme je les aime.