vendredi 24 mai 2013

TESTE POUR VOUS : UNE PATISSERIE CLUB HARIE

On l'avait déjà repérée en allant vers le téléphérique (lire : Shiga : Omihachiman et lac Biwa) et en plus Tadashi ne nous en a dit que du bien. C'est vous dire si on avait envie de tester les créations culinaires de la pâtisserie Club Harie située au pied du Mont Hachiman. Avec en tête du groupe, les 2 plus gourmands : Rémi et... moi, bien sûr ! ;o)



Club Harie, c'est un ensemble d'établissements répartis dans différents endroits du pays. Les premiers ont vu le jour dans les années 50 et les chefs pâtissiers s'inspirent largement des traditions occidentales dans leurs recettes. Ils ont leur spécialité (Baumkuchen) et puis bien d'autres variétés de petits trésors sucrés et fruités. Quelle pause sympathique avant de reprendre nos visites à Shiga : Retour à l'Epoque Edo. Le choix fut complexe mais nous avons opté pour différents assortiments que nous avons emmenés jusqu'à un coin ombragé pas bien éloigné (notez que le couvercle de la boîte en carton est équipé d'une poche de glace pour ceux qui arrivent à résister et transportent leurs pâtisseries plus loin que nous). La dégustation nous a pleinement comblés ! :o)



 

Le site officiel : Club Harie (c'est en japonais mais on peut y voir d'autres images et la fabrication du Baumkuchen). C'est le genre de lieux qui participent au World Pastry Team Championship (voir par exemple : vidéo WPTC 2010) et qui gagnent des prix, ça vous donne une idée... 

SHIGA : OMIHACHIMAN ET LAC BIWA

Ce matin, nous avons rendez-vous tôt à la gare de Kyoto avec Tadashi car nous partons pour la préfecture voisine : Shiga. Première halte : Omihachiman. Classé au Japon parmi les "Cent sites à visiter dans sa vie", ce quartier constituait une ville attenante au château entre 1585 et 1595. Nous circulons dans les petites rues et arrivons aux douves, nommées Hachiman-bori. Tadashi nous apprend que ce coin a été utilisé à de nombreuses reprises pour le tournage de films historiques du fait de son aspect romanesque. C'est en effet un très bel endroit pour commencer la balade de ce vendredi matin.




L'une des spécialités historiques de ce quartier est la fabrication de tuiles et nous allons en apprendre davantage grâce à la visite du musée local dédié à ce sujet (Museum of Roof Tiles). Ces tuiles fabriquées à la main ont dès le début été adaptées au climat (températures, typhons, etc.) et au style de vie du Japon et leur forme n'a presque pas évolué durant des siècles. Le musée en explique la conception grâce à des vidéos, maquettes 3D, images, etc. mais présente aussi des pièces anciennes et/ou très originales. Une autre section bien intéressante également compare les tuiles produites ici avec celles d'autres régions du monde.




Omihachiman devint un gros centre de production artisanale de tuiles car on trouvait de l'argile de bonne qualité en abondance dans les environs mais aussi pour deux autres raisons. La première est que les habitants - notamment des commerçants - ont vite compris que les toits fabriqués de la sorte étaient bien plus solides et résistants au feu que ceux faits de chaume. Et si les tuiles servaient initialement surtout aux temples et sanctuaires, une demande en tuiles plus légères et aux prix plus abordables a progressivement été suivie par les artisans qui se sont mis à en produire pour les toits des bâtiments privés. L'autre raison qui a permis cet essor de Omihachiman comme centre incontesté de la production est le réseau de douves et canaux qui permettait de transporter aisément sur l'eau les lourdes cargaisons de tuiles et qui en a dès lors facilité la commercialisation. 




Après une agréable balade le long des douves, nous arrivons au pied du Mont Hachiman. Nous embarquons dans le petit téléphérique afin de nous rendre au sommet d'où nous aurons une vue panoramique sur la ville et l'immense lac Biwa.




Le lac Biwa (Biwako) constitue la plus grande étendue d'eau douce du Japon et occupe environ 1/6e de la superficie totale de la Préfecture de Shiga, autrefois appelée Omi. C'est donc le plus grand lac du Japon (670 km²) mais aussi l'un des plus anciens du monde. Un vieux proverbe dit "Ceux qui contrôlent Omi contrôlent le Japon", c'est dire si son importance stratégique était grande pour l'économie locale. On en parle d'ailleurs dans de nombreuses oeuvres de la littérature japonaise - en particulier les récits de batailles et la poésie - mais on retrouve également sa trace en peinture, notamment dans la série "The Eight Views of Omi" (voir : le site officiel de la Préfecture de Shiga).





La vue sur le lac et la région est imprenable et la nature est magnifique sous ce soleil de mai. Nous nous baladons encore un moment sur le Mont Hachiman afin d'atteindre un autre point de vue. Nous reprenons ensuite le téléphérique pour redescendre et continuer notre promenade en ville (lire : Shiga : Retour à l'Epoque Edo). Mais avant cela, une pause s'impose dans la célèbre pâtisserie du coin. C'est ce que je vous raconterai dans : Testé pour vous : une pâtisserie Club Harie.



jeudi 23 mai 2013

ARASHIYAMA : JAMAIS 2 SANS 3 (GLACES)

Quand les petits Japonais qui pratiquaient leur anglais à Nijo-jo (lire : Kyoto : Le château Nijo et ses magnifiques jardins) m'ont demandé ce que je préférais à Kyoto, je n'ai pas hésité longtemps : Arashiyama ! Ce coin de verdure adossé à la montagne, à l'ouest de la ville, au débouché de la rivière Hozu, est vraiment le havre de paix où j'aime me balader. Et Tadashi a l'art de nous emmener dans des lieux peu fréquentés, ce que j'apprécie encore plus. 

Je vous ai déjà donné des explications et montré pas mal de photos de cette belle nature en 2011 et 2012 (lire : mes papiers précédents sur Arashiyama), cet article reprendra donc essentiellement des photos et commentaires sur une très ensoleillée journée de mai 2013 passée en compagnie de l'excellent groupe belgo-français de ce voyage. Et ça commence au temple Otagi nenbutsu-ji où je me fais toujours un plaisir de repérer des bouilles qui m'avaient échappé les fois précédentes parmi les 1200 disciples souriants de Bouddha.


  




Ils mettent de bonne humeur, non ? Entre celui qui déguste son maïs et l'autre qui chante en écoutant son lecteur à cassettes, je ne me lasse pas de ce temple aux personnages originaux. Et toujours le bruit de l'eau un peu partout : c'est tellement apaisant.

En descendant la montagne le long des maisons classées aux toits de chaume, on s'arrête faire un petit tour au Adashi no Mayumura, une boutique artisanale dont je vous ai déjà parlé. On y fabrique des petits trésors à partir de cocons de vers à soie de kimono mais c'est cette fois aux pliages minutieux (origami) que je me suis intéressée. Vous vous rendez compte que ce cygne a été réalisé à partir d'une seule feuille de papier !? Une dizaine d'heures de travail !






Que de nuances de vert grâce aux jeux du soleil qui caresse les feuilles d'érables. J'adore ! :o) Grimper au sommet du jardin du Jojakko-ji (temple des érables) est vraiment aisé en comparaison avec la marche sur l'île de Shikoku et la vue en vaut la peine. Ce n'est pas Rémi qui me contredira : c'est plutôt différent de sa Guyane.








Et là, après un bon repas, ce qui devait arriver s'est produit ici aussi : le gang des mangeurs de glaces a de nouveau frappé ! ;o) Il faut dire qu'en nous faisant passer devant le glacier de renommée mondiale Gelateria Sinpachi, Tadashi devait s'y attendre. Et de toute façon, s'il avait esquivé cette halte, j'avais dit au groupe que je connaissais le chemin et ils m'auraient tous suivie sur cette route, en rebelles gourmands que nous sommes. Et en plus il y a du kiwi-banane ce jour-là. La vie est dure...




Quelle équipe, mais quelle équipe ! :o) 

Nous terminons cette belle journée en prenant la route du Tenryu-ji (temple du dragon dans le ciel). Là, on ne s'étonne pas de voir des hommes dans les arbres car les agiles jardiniers japonais se passent aisément d'échelles. Et lors de notre promenade dans le jardin du Tenryu-ji, je retrouve avec plaisir un endroit qui me touche : l'encrier géant, un monument où l'on vénère l'art de la calligraphie et de l'écriture.