mercredi 2 octobre 2013

MATSUYAMA, LA VILLE COULEUR MANDARINE

Départ de Kyoto ce matin à 07h30 en bus avec les deux Pierre-Alain : celui qui a créé Autrement le Japon (ALJ) et celui qui étudie le japonais à Kyoto. Direction l'île de Shikoku et plus précisément la ville de Matsuyama, ville principale de la Préfecture d'Ehime, que nous devrions atteindre vers 13h. En chemin, le bus s'arrête environ un quart d'heure toutes les deux heures et il faut avouer que les aires d'autoroutes offrent une vue bien plus agréable qu'en Belgique ou en France. Et on a même croisé une Aston Martin ! Je pense que James Bond entretiendrait mieux sa forme s'il faisait le pèlerinage à pied mais bon...
 



 
A destination, nous retrouvons Amélie et Alexis (rencontrés cet été lorsque nous tenions ensemble le stand ALJ à la Japan Expo de Paris), des anciens ALJistes qui en sont à leur 6e voyage au pays du soleil levant et qui feront un bout de chemin avec nous sur les routes de Shikoku. Ils nous racontent leurs dernières aventures (que vous pouvez également découvrir sur leur blog : http://www.road2japan.fr/) autour d'un bon repas varié : poisson cru et cuit, omelette, tofu (ça, je n'accroche toujours pas), tempura, viande, riz, pickles, soupe, fruits...
 

 
Après avoir déposé les bagages à l'hôtel, nous entamons une première balade dans Matsuyama l'improbable, ville où un petit train partage les rails du tram, où on trouve une église sur le toit d'un immeuble et où les essuies (serviettes pour nos amis français) se vendent au poids !
 


 
Mais ce que la grande mangeuse de fruits que je suis a particulièrement apprécié, c'est de découvrir l'agrume local et ses déclinaisons. La mandarine mikan (aussi appelée orange satsuma) est une mandarine asiatique que l'on trouve entre autres dans la région de Matsuyama. Pas mal d'échoppes en proposent ici : sous forme de produits frais (comme le jus que j'ai goûté) et plus travaillés (cake, miel, gelée...). On peut lire plein d'informations sur ce fruit sur la page wikipedia qui lui est consacrée, et notamment le fait que la mandarine mikan joue un rôle non négligeable dans un épisode de la série "Dr. Who" (oui oui, François !) ou encore qu'on en trouve sur le bateau de "One Piece" (clin d'œil à Laurent et Tiago). Pour l'anecdote, mentionnons encore qu'on observe souvent cette couleur à travers la ville, notamment sur le drapeau du Ehime FC (Football Club de la Préfecture d'Ehime), et que le nom de l'équipe locale de baseball n'est autre que : Ehime Mandarin Pirates.
 





 
La dernière photo ci-dessus pour vous montrer que si la teinte orangée domine la cité, c'est aussi parce que les décorations d'Halloween ont déjà envahi les vitrines comme celle de cette "boulangerie école".
 
Enfin, je ne pourrais clore ce récit de notre première journée à Matsuyama sans mentionner notre soirée dans le seul resto de la ville qui sert du katsuo no shio tataki, le poisson de la famille du thon avec une préparation si particulière qui est une spécialité de la Préfecture de Kochi - grosse pensée pour Kenji qui nous manque - dont je vous avais parlé en mai dernier (lire : Testé pour vous : la bonite (katsuo) sous toutes ses formes). Ce fut de nouveau un régal. Et j'ai également dégusté ce soir, sur les conseils d'Alexis, un umeshu fait avec du sucre de canne : le kokuto umeshu, plus caramélisé que le traditionnel vin de prunes. Mmmmh... ! :o)
 




 

mardi 1 octobre 2013

KYOTO : KITANO TENMANGU, UN TEMPLE POUR ETUDIANTS ET ECRIVAINS

On trouve un peu partout dans ce sanctuaire dédié à l'homme de sagesse Sugawara-no-Michizane les symboles de ume (oui, la prune qui sert à fabriquer le vin de prunes umeshu), du paon et du taureau. On passe le torii (porte) près de la rue et on pénètre dans un lieu beau, vert et calme. Enfin, apparemment j'ai eu de la chance de le découvrir quasi désert car d'habitude le Kitano Tenmangu est pris d'assaut par les étudiants de tous âges et même leurs parents qui viennent prier pour de brillants résultats scolaires.
 





 
Et apparemment, les étudiants ne sont pas les seuls à venir demander le soutien de l'homme de lettres Sugawara-no-Michizane puisque les écrivains défilent ici également, notamment ceux à la recherche d'un éditeur. La petite histoire ne dit pas si ça fonctionne aussi pour les éditeurs en quête de fonds pour faire tourner leur maison, désolée papa... ;o)
 
En parlant d'auteurs, le hasard fait que le livre "Kyoto. Avant-goût" (paru aux Editions Tandem) que mon amie Dominique m'a offert à mon anniversaire a été rédigé par Eve Calingaert... qui appartient aussi au catalogue de Lansman Editeur. Le monde est petit ! Elle semble, elle, l'avoir visité un jour de grande affluence car elle s'exclame : "A croire que tout le monde écrit ou passe des examens dans cette ville !"
 
Outre l'exceptionnelle sérénité régnant en ces lieux aujourd'hui, un autre fait marquant est à ajouter au calendrier du sanctuaire Kitano Tenmangu ce 01/10/2013 : la mise à disposition du public d'un tout nouveau tampon, une édition spéciale qui restera là juste un an (jusqu'au 30/09/2014). Je me suis bien évidemment empressée de l'ajouter dans mon carnet de voyage à la suite de ma collection de cachets.
 


 
Je terminerai ce papier sur ce "sanctuaire littéraire" en citant un passage de l'ouvrage d'Eve Calingaert mentionné plus haut :
"Les Japonais sont instruits et cultivés depuis très, très longtemps. Ils ont le respect des lettres. La pièce la plus importante dans la maison d'un homme de qualité ? La bibliothèque."
Oh que je suis d'accord ! :o)
 

KYOTO : TAISHOGUN, LA RUE DES MONSTRES

Il existe dans le quartier Kitano à Kyoto un passage appelé Taishogun, bien plus souvent identifié par son surnom Yokai Tori ou Yokai Street : la Rue des Monstres. On y trouve en effet un sanctuaire en l'honneur d'un héros qui luttait contre les mauvais esprits (Taishogun Hachi Jinja) et les commerçants se sont pris au jeu d'illustrer ce récit en décorant presque tous leur devanture avec un monstre. Il existe même un plan de la rue pour essayer de les repérer tous. Petit aperçu au travers de mon album photos :
 










KYOTO : ZUIKI MATSURI

Moins connu que celui de Gion, le festival Zuiki Matsuri se déroule pendant plusieurs jours au début du mois d'octobre dans le quartier du sanctuaire Kitano Tenmangu. C'est ce qu'on appellerait chez nous une fête des moissons : des célébrations qui sont nées historiquement dans l'espoir d'obtenir de bonnes récoltes. Avec Tadashi nous sommes allés assister au défilé composé de gens du quartier en costumes traditionnels, de chars et de "sanctuaires portatifs".
 







 
Le défilé s'arrête dans certains sanctuaires du quartier Kitano où sont exposés un moment, afin que le public puisse les admirer et les photographier, les chars faits de décorations végétales et de fruits : le matsuri tire en effet son nom d'un légume nommé zuiki (sorte de racine, tubercule alimentaire, qui semble se traduire par "taro" en anglais comme en français). Ces décorations végétales racontent des scènes de récits ancestraux... et d'autres bien plus récents vu que vous reconnaîtrez sans peine Totoro et le Nekobus de Miyazaki, ou encore la mascotte de la ville d'Hikone.
 





 
Cette fête est aussi l'occasion pour petits et grands habitants du quartier de profiter des stands de nourriture et de jeux. Et vu qu'il fait 30 degrés, on se prend une glace pilée au sirop (comme si on avait besoin d'une excuse pour manger une glace) avant de poursuivre vers le sanctuaire lui-même via la Rue des Monstres (Yokai Tori). A suivre...