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vendredi 11 avril 2025

NIKKO : DE L'EAU, DE LA NEIGE ET DE LA GLACE

Vous l'aviez compris à la couleur du ciel sur les photos de l'article précédent : la météo ne présageait rien de bon. C'est donc armés de parapluies que nous sommes partis à la découverte des chutes de Kegon (華厳滝).



Le car a vaillamment grimpé la sinueuse route (heureusement à sens unique ; le vide n'était pas loin et je n'était pas très rassurée) dans la montagne au coeur du Parc National de Nikko pour nous mener à un original point de vue. En effet, c'est en ascenseur que l'on descend une centaine de mètres pour se retrouver sur ce promontoire qui fait face aux chutes Kegon. Celles-ci sont alimentées par le lac Chuzenji et s’inscrivent sur le parcours de la rivière Daiya qui file vers Nikko. Les eaux de la plus importante de ses cascades plongent ici de 97 mètres de haut sur 7 mètres de large.

On était un peu étonnés qu'elle ne soit pas plus impressionnante à la sortie de l'hiver alors que l'on trouvait encore de la neige dans certaines parties du paysage mais, malgré la météo, le bruit et le jeu de l'eau - s'écoulant notamment devant un petit Mont Fuji, vous le voyez ? - offraient un spectacle son et humidité néanmoins agréable.

Les chutes de Kegon (97m)

Vous le voyez mieux le petit Mont Fuji ?

Les résidus de neige dans ce paysage à peine sorti de l'hiver

Première glace du séjour : citron


Et puis, une petite glace ça sauve tout, non ? ;-)

jeudi 27 juillet 2023

TESTE POUR VOUS : LA NUIT A L'AEROPORT DE TOKYO (HANEDA)

Le vol Tokyo --> London étant assez matinal, Marco Polo a eu l'excellente idée de nous prendre une chambre à l'hôtel situé dans l'aéroport de Tokyo Haneda pour ne pas qu'on doive se lever trop tôt. Et quand je dis "dans l'aéroport", ce n'est pas en face comme dans de nombreuses capitales, non c'est carrément dans le Terminal 3 ! Francis nous a même dit que nous pouvions aller enregistrer nos bagages au comptoir ANA le matin dès que le check in était ouvert et ensuite revenir dans l'hôtel pour prendre le petit déjeuner : une première pour moi !

Totoro au Haneda Airport Garden

L'hôtel Royal Park est carrément dans le terminal international

La chambre avec de l'espace pour boucler sa valise

et la salle de bain avec tout ce qu'il faut

Les aquariums tout le long du premier couloir du Haneda Airport Garden

Ce n'est pas pour rien qu'on était chaque fois inscrits dans les hôtels du séjour sous le nom Marco Polo Garden Tour 2023 Summer (on dirait le nom de tournée d'un groupe musical, vous ne trouvez pas ?) ; Francis nous montre comment trouver au sein du terminal le Haneda Airport Garden. En fait, pas de plantes ici - si ce n'est dans les nombreux aquariums qui ornent les lieux - mais un ensemble de petites échoppes avec des produits d'un peu partout au Japon et de quoi se restaurer une dernière fois avec des spécialités locales. Il y a aussi un espace d'exposition Finding Japan qui met en avant l'héritage historique et culturel national. De quoi donner envie de revenir visiter d'autres coins... ;-)

Au milieu de la centaine de photos, je trouve celle que je cherchais pour faire un clin d'oeil aux amis qui ont marché avec moi sur les routes des 88 temples de l'île de Shikoku (pour en savoir plus, lire... une bonne partie de ce blog !).

Des boutiques en haut, des restos en bas

J'adore les t-shirts parents / enfants qui se complètent...
et mon frère aussi ;-)

L'espace Japan Heritage - Panel Exhibition

Avec le panneau dédié à Shikoku

Comme vous l'avez vu plus haut, ce n'est pas parce qu'on est dans l'aéroport même que les chambres sont petites : c'est vraiment très correct et pratique. Je valide à 100 % (sans la - fausse - alerte incendie nocturne de l'aéroport si possible). 

Et puis, quand c'est dégagé comme ce soir, on a une vue incroyable depuis la chambre sur... le Mont Fuji ! Je suis bluffée.

Merci Fabienne pour la photo

Vue de ma chambre, de nuit

Et au petit matin

Bon, il s'avèrera que finalement notre départ se fera de la nouvelle section internationale du Terminal 2 (et non du Terminal 3 où se trouve l'hôtel) mais rien de dramatique : un bus gratuit (free shuttle) et on atteint le bon endroit pour enregistrer les bagages et obtenir nos 2 boarding pass pour faire Tokyo - Londres et puis Londres - Bruxelles.

L'espace bureau de la nouvelle section internationale
du Terminal 2 : je suis fan ! :-)

La progression de notre avion où l'on comprend très bien
pourquoi éviter la Russie fait passer le vol de 12h à 14h

Comme le disent très bien Grand Corps Malade, Gaël Faye et Ben Mazué dans leur chanson Tailler la route (il faut écouter cet album "Ephémère" !) :

Passée la quarantaine, j'vais pas beaucoup changer
J'vais quitter là mes chaînes
Et quand je reviendrai l'âme saine
C'est qu' j'aurai voyagé


En résumé, je taille la route - au Japon et ailleurs - pour prendre du recul et ralentir par rapport à la cadence quotidienne, découvrir d'autres cultures, me ressourcer. Je n'ai donc aucun problème non plus à rentrer vivre pleinement le moment présent auprès des miens, si ce n'est le blues de quitter certaines belles personnes avec qui on a partagé ces riches aventures. Mais on sait qu'on va se revoir, pour un apéro ou un tea time dans l'un ou l'autre jardin. Et puis il faut bien rentrer... pour mieux repartir. To be continued ! ;-)

jeudi 1 mai 2014

TAKAYAMA : MAISON KUSAKABE ET VIEILLE VILLE

Ce matin, Autrement le Japon (ALJ) avait donné rendez-vous en gare de Tokyo à la dizaine de voyageurs participant à la semaine en itinérance "Japon des émotions". Première étape : Takayama, dans les Alpes japonaises. Pour s'y rendre, environ deux fois 2h de trajet avec un changement de train à Nagoya. Et devinez qui on a croisé en cours de route : le Mont Fuji !

Trajet à vol d'oiseau (le parcours du train passe en fait au sud du Mont Fuji, par Nagoya)
Le Fuji-san vu du train




Nous avons donc quitté la région du Kanto où se trouve Tokyo pour la région du Chubu. Et même sans soleil, les Alpes japonaises offrent de beaux paysages de l'autre côté de la vitre du train. A l'arrivée, Kenji nous présente la ville en quelques mots, ainsi que ses spécialités culinaires (j'y reviendrai dans le prochain "Testé pour vous") et sa petite poupée rouge que l'on va retrouver partout : Saru bobo, un jouet traditionnel qui était fabriqué pour occuper les enfants coincés dans les maisons à cause des températures plutôt froides en altitude (les sommets des Alpes dépassent souvent les 3000 mètres). D'ailleurs, Takayama signifie littéralement "haute montagne".


Bus scolaire : clin d'oeil au fan d'écureuils qui se reconnaîtra ;o)

Première étape de notre découverte de Takayama : la Maison des Arts populaires Kusakabe (Kusakabe mingei-kan) qui doit son nom à une famille de riches commerçants locaux. Leur grande maison brûla en 1875 mais fut presque aussitôt reconstruite dans le style traditionnel sous la direction d'un des maîtres charpentiers de la région. En 1966, la maison fut classée "important bien culturel national" pour son architecture et est depuis lors un musée consacré aux Arts populaires.





Kenji admire le travail reconnu des charpentiers de la ville
Poutres de cyprès

Le téléphone n'est pas d'époque... mais le Saru bobo peut-être bien ;o)
Avant de quitter cette preuve historique du savoir-faire des charpentiers de la région, je voulais vous montrer la vitrine qui m'a particulièrement marquée lors de cette visite : d'anciens cahiers de voyages au Japon. Les ancêtres de ce blog, en somme...


Capitale de l'ancien district de Hida, Takayama a conservé des quartiers historiques intacts, faits de ruelles traditionnelles pleines de petites boutiques et d'habitations en bois ayant parfois plusieurs siècles. Une flânerie dans cette vieille ville, parallèle à la rivière Miya-gawa, s'imposait dès lors.

Statue avec outils de charpentier dans les mains
 


Saru bobo, encore et toujours


Suite de la visite de Takayama : demain !


PS : je signale au passage que j'ai découvert en me documentant que Takayama est jumelée avec Sibiu ! Clin d'oeil à mon paternel voyageur qui connaît bien cette ville roumaine.

mardi 9 octobre 2012

TESTE POUR VOUS : LE SHABU-SHABU

Les émotions, ça creuse. Et après cette belle et intense journée au pied du Mont Fuji, Melissa, Romain et moi avions bien faim. Ce qui tombait bien, c'est que j'avais rendez-vous avec mon ami Nico le Breton nippon et qu'on s'était entendus pour qu'il me fasse découvrir une adresse qu'il fréquente assez régulièrement depuis qu'il est à Tokyo : Mo-Mo-Paradise.


Après nos retrouvailles à la gare de Shinjuku et une balade dans le quartier "chaud" de Kabukicho, nous nous sommes donc attablés au Mo-Mo-Paradise et avons commandé leur spécialité : le Shabu-Shabu. Il s'agit d'une adaptation japonaise de la fondue chinoise. On trempe de fines tranches de boeuf et de porc dans le bouillon en ébullition situé en milieu de table avant de les faire passer dans de l'oeuf cru et/ou une sauce (par exemple la sauce au sésame). On dit que c'est le bruit ("swish swish") que fait la viande en cuisant de la sorte qui a donné son nom au Shabu-Shabu. Les légumes - à volonté comme la viande - sont également cuits dans le bouillon : champignons, carottes, soja, etc. On a même cuit du potiron ! J'ai beaucoup apprécié ce repas et cette soirée en général. Et si je vous dis qu'elle fut arrosée d'umeshu (vin de prune que j'adore), vous saurez d'autant plus pourquoi.
 
 

TESTE POUR VOUS : LES ATTRACTIONS DU FUJI Q HIGHLAND

Même si la vue était magique (cf. le papier : Le jour où j'ai vu le Mont Fuji de près), on n'allait pas passer la journée uniquement à regarder le Mont Fuji : nous avions dans l'idée d'aller chercher quelques sensations fortes au Fuji Q (ou Fujikyu) Highland. Et nous ne fûmes pas déçus ! Mais tout d'abord, la carte d'accès : une fois le billet d'entrée acheté, on nous dirige dans un photomaton pas comme les autres... Dès que notre bouille est immortalisée, la machine nous échange le ticket contre un pass pour la journée avec photo intégrée.






Comme vous l'aurez constaté sur ces premières photos, les attractions au Fuji Q Highland, c'est du sérieux. Plusieurs montagnes russes détiennent un record au Guiness Book, notamment la rose ci-dessus qui, mine de rien, file à 172 km/h ! Peut-être aurez-vous également été intrigués par le logo du parc qui n'est pas sans rappeler une célèbre chaîne de fastfood de chez nous (Quick bien sûr). Pur hasard : c'est un Fuji avec un Q dedans. Mais en parlant de burger, je ne pourrais poursuivre mon récit sans mentionner le curieux spécimen avalé ce midi-là chez Mos Burger : ça ressemblait à un double sandwich classique de fastfood... sauf qu'il y avait en plus une couche de sauce bolognaise avant chaque tranche de pain. Et sinon, je continue toujours ma cure de Melon Soda.




A part celles à sensations fortes, on a aussi fait des attractions à énormes moments de rire comme les bouées où, malgré les magnifiques ponchos jaunes fortement conseillés et fournis pour 100 yens (1 euro), on s'est pris de belles vagues sur la tête. Le chaton qui cause à l'écran, c'est un exemple de petit film que le Fuji Q Highland diffuse dans les files d'attente pour aider à patienter.




Mais le temps passe vite quand on s'amuse bien et, après un dernier regard au Mont Fuji entre deux attractions, il est temps de reprendre le train à destination de Tokyo. C'est avec plaisir que nous retraversons la belle campagne japonaise à bord de notre wagon à l'effigie de la montagne. Pour l'anecdote, il est à noter que même Kit Kat - bien connu ici pour ses nombreuses éditions spéciales différentes de région en région (Kit Kat au wasabi, à la fraise, au thé vert, etc.) - a sorti une version spéciale pour le lieu : Blueberry Cheese Cake. C'est d'ailleurs pour aller en déguster un que je termine ce billet.