mardi 16 octobre 2012

PROVERBES ET DICTONS DU JAPON (6)

J'avais promis que j'en avais encore en réserve, voici donc un nouveau proverbe illustré grâce aux beaux saules - arbres que j'adore depuis une balade en famille restée dans ma mémoire à Londres quand j'étais enfant - de la région de Kyoto.




KYOTO : BALADE TRANQUILLE POST-SHIKOKU

Nous quittons Tokushima pour rentrer à Kyoto ce mardi matin. Kenji, qui est originaire de cette île, reste lui sur Shikoku afin d'aller voir sa famille et de déjà partir en repérage pour "Shikoku épisode 2" qui aura lieu en mai 2013. Après quelques heures de bus, nous retrouvons devant la gare de Kyoto les "locaux" Tadashi et Yuki mais aussi une partie du groupe qui était restée à Tokyo pendant que nous marchions et qui nous rejoint pour le séjour dans l'ancienne capitale Kyoto. Nous déposons nos sacs à dos dans nos logements respectifs et je retrouve ma valise au Toyoko Inn : elle est venue par transporteur de Tokyo à Kyoto afin que je puisse voyager "léger" (j'avais l'ordi pour le blog quand même) durant la marche.





Petit clin d'oeil à mes compatriotes qui me lisent auprès de cette publicité pour de la glace au chocolat belge et nous commençons cette balade (optionnelle mais bienvenue pour se dégourdir les pattes après le trajet de bus du matin et vu l'agréable météo) le long de la rivière aux canards Kamogawa. Nous pénétrons ensuite dans le quatier Miyagawacho et ses rues étroites nous mènent successivement au sanctuaire Ebisu dédié aux pêcheurs et au temple Marishisonten où on dépose des offrandes au sanglier pour avoir beaucoup d'enfants, des grossesses qui se passent bien et des accouchements sans douleurs (petite pensée pour Audrey, Virginie et Agnès !).







Nous approchons du quartier de Gion en passant par Kenninji, le plus ancien temple zen de Kyoto célèbre pour ses deux dragons, nous traversons le gros sanctuaire Yasaka - que je connais déjà de l'an passé - et découvrons le parc Maruyama.






Enfin, Tadashi nous emmène par les petites rues (où l'on croise de magnifiques jardins privés) vers le Ryozen Gokoku-jinja d'où émerge une imposante statue de Kannon. Depuis ce site un peu en hauteur, nous observons le soleil se coucher lentement sur Kyoto. Très beau moment.





SHIKOKU : MES 12 PREMIERES CALLIGRAPHIES

Comme je vous l'expliquais en début de randonnée, le cahier de calligraphies (noukyouchou ou nokyocho) est la preuve que l'on est passé par tous les temples mais aussi un très beau souvenir à conserver. Voici mes 12 premières calligraphies collectées en route dans mon cahier pré-illustré, ainsi que les petites images de la divinité du lieu que l'on reçoit à chaque temple au moment de la réalisation de la signature (on les glisse dans la pochette à l'intérieur de l'ouvrage).


Temple n° 1 (Ryozen-ji)

Temple n° 2 (Gokuraku-ji)

Temple n° 3 (Konsen-ji)

Temple n° 4 (Dainichi-ji)

Temple n° 5 (Jizo-ji)

Temple n° 6 (Anraku-ji)

Temple n° 7 (Juraku-ji)

Temple n° 8 (Kumadani-ji)

Temple n° 9 (Horin-ji)

Temple n° 10 (Kirihata-ji)

Temple n° 11 (Fujidera)

Temple n° 12 (Shosan-ji)

lundi 15 octobre 2012

SHIKOKU : LE FLECHAGE

Pour les pélerins à la pointe des nouvelles technologies, on peut trouver dans l'appstore japonais une application plutôt intéressante (testée et approuvée par Grégory) avec les noms de chaque temple, leur adresse et séparation par préfecture, les distances entre chaque avec Google maps, etc. Et on peut suivre sa propre progression au jour le jour en cochant les temples déjà passés : le pourcentage de complétion du pèlerinage se met ainsi à jour au fur et à mesure des étapes (ça s'appelle "お遍路巡り" (ohenro meguri), au cas où il y aurait des intéressés). Sinon, pour les autres pélerins (j'aurais presque envie d'écrire "depuis la nuit des temps"), il existe un système de fléchage comme pour un chemin de randonnée classique.

Petite compilation des différentes sortes de flèches observées sur notre parcours, la plupart du temps avec le personnage du Henro (voir le billet : Shikoku : Temple n° 1 et équipement du Henro) en point de repère pour ceux qui ne lisent pas le japonais :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Par moments, certains panneaux ne sont pas des flèches mais juste des indications que l'on est bien sur le bon chemin :
 
 
 
 
 
 
Parfois enfin, on a un peu plus de mal à comprendre le panneau, soit parce qu'on ne sait pas très bien quel chemin prendre au vu des indications, soit parce que l'on peut trouver curieux le "attention, Henro" pour mettre en garde les autos :
 
 
 
Et puis les flécheurs (bénévoles de l'île si j'ai bien suivi) mentionnent parfois les cyclistes aussi. C'est en effet un moyen pour effectuer de longues distances entre deux temples quand on est lassé de l'asphalte. Ce sera peut-être notre cas sur certains tronçons l'an prochain. A suivre...