Fin des années 80, Tokyo gagne des terrains sur la mer et développe un gros programme d'urbanisation. Plus de 20 ans plus tard, je débarque dans la baie de Tokyo en bateau futuriste et je tombe sur des constructions les plus surprenantes les unes que les autres. A commencer par... une statue de la liberté ! Réplique de celle du Pont de Grenelle que la France a prêté au Japon en 1998-1999, cette statue trône non loin de la plage artificielle.
Je me retourne et fais alors face à un Meccano géant qui aurait en son centre une boule de l'atomium : il s'agit en réalité du building de la chaîne Fuji TV conçu en 1996 par Kenzo Tange (oui, le même que pour la mairie ou le gymnase olympique : ils n'ont qu'un seul architecte à Tokyo ?). Comme vous le constatez sur les photos, le soleil a définitivement cédé sa place à la pluie pour aujourd'hui mais ça n'empêche pas les badauds de regarder le jongleur sur l'esplanade ou de flâner près d'un étrange bateau coloré tout droit sorti du manga One Piece !
Nous nous réfugions ensuite dans le complexe Palette Town où se trouve notamment Mega Web : le "Toyota City Showcase" qui s'étend sur plusieurs étages. Et là ce qui devait arriver arriva : après y avoir moi-même fait un petit tour (papa a quasi toujours eu des Toyota depuis ma naissance), je ne parvins pas à récupérer certains garçons de la bande trop occupés à tester chaque voiture exposée. Les abandonnant à leur triste sort automobile, je pars seule à l'assaut de la grande roue de 115 mètres avant de prendre le monorail pour rentrer au centre de Tokyo en début de soirée.
Ce blog permet de suivre mes aventures au Japon au fil des saisons (et notamment les étapes de la randonnée autour de l'île de Shikoku). Vous partez ainsi avec moi à la découverte du pays à travers mes visites historiques et culturelles, balades en ville et dans la nature, lectures diverses et dégustations de mets... A bientôt ! Céline [Belgique]
N.B. : Descendez en bas de page pour consulter les archives par ordre chronologique (sélectionnez une date) ou par thème (choisissez un mot clé).
lundi 18 juillet 2011
TESTE POUR VOUS : HIMIKO, LE BATEAU FUTURISTE
Pour descendre la Sumida-gawa, la rivière qui nous mènera jusqu'à la baie de Tokyo, nous avons opté pour un moyen de déplacement un rien plus cher que les bateaux normaux : Himiko, dont le design futuriste est signé Leiji Matsumoto (lire sa biographie ici). Oui, le créateur de Galaxy Express 999 (voir ses célèbres personnages dans le bateau) et de Capitaine Albator. Excusez du peu.
A bord de cette embarcation, la place ne manque pas et les glaces au melon non plus ! Seul le soleil nous fait défaut. Cela ne nous empêche pas de prendre des photos (notamment de la nouvelle Tokyo Tower qui sera inaugurée en 2012) tout au long de cette petite croisière originale de 50 minutes.
Mais bientôt se dresse sous les yeux du capitaine le Rainbow Bridge, preuve incontestable que nous arrivons à Odaiba dans la baie de Tokyo. Une dernière photo d'Himiko et ce vaisseau futuriste repart vers de nouvelles aventures tandis que nous poursuivons notre route...
A bord de cette embarcation, la place ne manque pas et les glaces au melon non plus ! Seul le soleil nous fait défaut. Cela ne nous empêche pas de prendre des photos (notamment de la nouvelle Tokyo Tower qui sera inaugurée en 2012) tout au long de cette petite croisière originale de 50 minutes.
Mais bientôt se dresse sous les yeux du capitaine le Rainbow Bridge, preuve incontestable que nous arrivons à Odaiba dans la baie de Tokyo. Une dernière photo d'Himiko et ce vaisseau futuriste repart vers de nouvelles aventures tandis que nous poursuivons notre route...
ASAKUSA : KAMINARIMON, SENSO-JI ET TUTTI QUANTI
Les livres prétendent que c'est dans le quartier d'Asakusa qu'on peut encore respirer le parfum des jours d'Edo... Je ne sais pas où ils ont vu ça. Certes, la Kaminarimon est une porte du Tonnerre fort impressionnante avec son énorme lanterne de papier rouge star des photos souvenirs. Et le Senso-ji est peut-être le plus grand et le plus populaire des temples bouddhistes de Tokyo mais que de visiteurs ! On est bien loin du lieu de culte fondé au VIIe siècle quand des pêcheurs trouvèrent dans la rivière Sumida toute proche une petite statue de la déesse Kannon (7 cm !) vu que le bâtiment en son état actuel date de 1958 (le précédent fut détruit pendant la guerre).
L'allée principale Nakamise-dori grouille de monde et j'ai du mal à trouver du charme aux échoppes qu'on m'avait annoncées comme traditionnelles et que je vois plutôt comme des attrape-touristes. Heureusement, une fois sortie du temple par le côté, je me retrouve dans un espace beaucoup plus dégagé - les gens ne visitent donc que les boutiques et la construction principale ? - auquel je trouve plus de cachet, notamment du côté de la pagode, du jardin où coule une cascade et de Asakusa-jinja, le sanctuaire shintoïste rendant hommage aux pêcheurs ayant découvert la statuette vénérée.
Une fois extirpés de la foule (il est loin le bon temps des temples perdus dans la nature à Kyoto), nous nous baladons le long de la rivière Sumida où souffle un agréable vent. Nous achetons nos billets pour prendre le bateau futuriste qui nous emmènera dans la baie de Tokyo et avalons un bon "petit" plat avant de grimper à bord. C'est cliché quand même la fille avec la salade composée d'avocats, de fromage blanc et de poisson face aux garçons et leur montagne de friture de poulet, non ? ;o) Notez le décor "prison" du restaurant.
L'allée principale Nakamise-dori grouille de monde et j'ai du mal à trouver du charme aux échoppes qu'on m'avait annoncées comme traditionnelles et que je vois plutôt comme des attrape-touristes. Heureusement, une fois sortie du temple par le côté, je me retrouve dans un espace beaucoup plus dégagé - les gens ne visitent donc que les boutiques et la construction principale ? - auquel je trouve plus de cachet, notamment du côté de la pagode, du jardin où coule une cascade et de Asakusa-jinja, le sanctuaire shintoïste rendant hommage aux pêcheurs ayant découvert la statuette vénérée.
Une fois extirpés de la foule (il est loin le bon temps des temples perdus dans la nature à Kyoto), nous nous baladons le long de la rivière Sumida où souffle un agréable vent. Nous achetons nos billets pour prendre le bateau futuriste qui nous emmènera dans la baie de Tokyo et avalons un bon "petit" plat avant de grimper à bord. C'est cliché quand même la fille avec la salade composée d'avocats, de fromage blanc et de poisson face aux garçons et leur montagne de friture de poulet, non ? ;o) Notez le décor "prison" du restaurant.
dimanche 17 juillet 2011
QUELQUES CONSIDERATIONS SUR LES RUES AU JAPON
Ca faisait un petit moment que me trottait en tête ce billet pour vous faire partager mes découvertes sur les rues de Tokyo. Tout d'abord, c'est très propre la plupart du temps, ça change franchement de l'Europe. Pourtant on reçoit plein de choses en rue comme des publicités sur papier ou sur paquets de mouchoirs (très intelligent pour s'éponger vu la chaleur) et aucune poubelle n'est disponible : on met ses déchets en poche et on attend d'être rentré chez soi pour les jeter. Et quand c'est le jour de sortir les poubelles, les sacs doivent se trouver sous les filets bleus, entre autres pour éviter qu'ils ne soient déchirés par les corbeaux (nombreux ici, ce sont les pigeons locaux).
On ne trouve pas de poubelles en rue mais il y a par contre des distributeurs partout, et pas seulement de boissons : le premier exemple ci-dessous délivre des boîtes de nouilles.
Autre élément caractéristique que l'on retrouve à quasiment tous les 2 ou 3 blocs d'habitations : les mini-commissariats de police. Je vous présente ici le plus ancien de Tokyo, situé dans le quartier de Tsukishima.
S'il y a des policiers partout, c'est pour aider les citoyens et bien entendu faire respecter les lois. Comme par exemple celle qui veut qu'on ne peut pas fumer dans les rues (à l'intérieur des bâtiments on peut par contre : c'est vraiment l'inverse de chez nous) sauf dans les coins délimités à cet effet. Vous voyez ici Vincent en pleine démonstration : il fume dans la "smoking area" à la sortie de la gare de Shibuya.
Les rues sont donc assez sûres, ce qui fait que de nombreux vélos ne sont pas attachés (parfois un système de sécurité intégré au vélo existe néanmoins). D'ailleurs il ne vaut mieux pas se faire attraper en train de voler un vélo sous peine de finir en prison. On ne rigole pas avec la propriété d'autrui ici. Il y a dès lors très peu de vols et ceux-ci sont souvent à attribuer à des étrangers s'ils surviennent, pas à des Japonais. On voit sur la première photo ci-dessous les bicyclettes qui attendent leur propriétaire mais aussi un autre élément très typique du Japon : les lignes jaunes en relief qu'on retrouve sur quasi tous les trottoirs pour guider les aveugles. Et pour ceux qui ne sont pas malvoyants, il est à noter que l'usage du parapluie transparent est préconisé les jours de pluie afin d'améliorer la visibilité et éviter ainsi les collisions.
Enfin, petit truc inventé par moi-même pour ne pas se tromper de porte quand on aborde un bâtiment (et que rien n'est indiqué en anglais) : l'entrée en kanji c'est "jambes de petit bonhomme qui marche + carré" et la sortie c'est "cactus + carré". Ca a fait beaucoup rire les Japonais à qui j'ai expliqué cela mais ça a bien servi à mes co-aventuriers européens !
On ne trouve pas de poubelles en rue mais il y a par contre des distributeurs partout, et pas seulement de boissons : le premier exemple ci-dessous délivre des boîtes de nouilles.
Autre élément caractéristique que l'on retrouve à quasiment tous les 2 ou 3 blocs d'habitations : les mini-commissariats de police. Je vous présente ici le plus ancien de Tokyo, situé dans le quartier de Tsukishima.
S'il y a des policiers partout, c'est pour aider les citoyens et bien entendu faire respecter les lois. Comme par exemple celle qui veut qu'on ne peut pas fumer dans les rues (à l'intérieur des bâtiments on peut par contre : c'est vraiment l'inverse de chez nous) sauf dans les coins délimités à cet effet. Vous voyez ici Vincent en pleine démonstration : il fume dans la "smoking area" à la sortie de la gare de Shibuya.
Les rues sont donc assez sûres, ce qui fait que de nombreux vélos ne sont pas attachés (parfois un système de sécurité intégré au vélo existe néanmoins). D'ailleurs il ne vaut mieux pas se faire attraper en train de voler un vélo sous peine de finir en prison. On ne rigole pas avec la propriété d'autrui ici. Il y a dès lors très peu de vols et ceux-ci sont souvent à attribuer à des étrangers s'ils surviennent, pas à des Japonais. On voit sur la première photo ci-dessous les bicyclettes qui attendent leur propriétaire mais aussi un autre élément très typique du Japon : les lignes jaunes en relief qu'on retrouve sur quasi tous les trottoirs pour guider les aveugles. Et pour ceux qui ne sont pas malvoyants, il est à noter que l'usage du parapluie transparent est préconisé les jours de pluie afin d'améliorer la visibilité et éviter ainsi les collisions.
Enfin, petit truc inventé par moi-même pour ne pas se tromper de porte quand on aborde un bâtiment (et que rien n'est indiqué en anglais) : l'entrée en kanji c'est "jambes de petit bonhomme qui marche + carré" et la sortie c'est "cactus + carré". Ca a fait beaucoup rire les Japonais à qui j'ai expliqué cela mais ça a bien servi à mes co-aventuriers européens !
TESTE POUR VOUS : LES GLACES AU JAPON (3)
Vous pensiez que j'avais oublié cette rubrique ? Que nenni ! J'ai goûté d'autres glaces, au kiwi à Kyoto notamment (délicieux ! pas comme celle de Tadashi... enfin lui il l'aimait sa glace au tofu). Et puis une autre au caramel chez Baskin Robbins à la Tokyo Tower. Quel beau dévouement que tous ces tests pour le blog... ;o)
QUARTIER DE ROPPONGI ET TOKYO TOWER
Délaissant le pique-nique de Yoyogi afin de reprendre notre visite de Tokyo, nous prenons le métro - où pullulent les publicités pour la dernière partie de Harry Potter - vers Roppongi, au sud. Quartier en vogue où se développent les évènements artistiques, c'est aussi un autre haut lieu de shopping où domine notamment la Tour Mori du complexe de boutiques et de bureaux Roppongi Hills (2003).
Au loin nous apercevons la Tokyo Tower vers laquelle nous nous mettons en route. Non, vous ne rêvez pas, c'est bien une copie de la Tour Eiffel mais en rouge-orange et blanc... et avec une dizaine de mètres de plus que l'originale ! Elle date de 1958 et compte deux observatoires : à 150 mètres (où nous sommes montés) et à 250 mètres (file d'attente de plus d'une heure : on a laissé tomber). De là, très belle vue vers la baie de Tokyo - Odaiba, où nous nous rendrons lundi - avec le Rainbow Bridge mais aussi vers le bas sous nos pieds.
Enfin, ça ne donne pas bien sur la photo car il était loin (à 97 km) et dans la brume mais je l'ai vu : le Mont Fuji ! :o)
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Au loin nous apercevons la Tokyo Tower vers laquelle nous nous mettons en route. Non, vous ne rêvez pas, c'est bien une copie de la Tour Eiffel mais en rouge-orange et blanc... et avec une dizaine de mètres de plus que l'originale ! Elle date de 1958 et compte deux observatoires : à 150 mètres (où nous sommes montés) et à 250 mètres (file d'attente de plus d'une heure : on a laissé tomber). De là, très belle vue vers la baie de Tokyo - Odaiba, où nous nous rendrons lundi - avec le Rainbow Bridge mais aussi vers le bas sous nos pieds.
Enfin, ça ne donne pas bien sur la photo car il était loin (à 97 km) et dans la brume mais je l'ai vu : le Mont Fuji ! :o)
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